Quelle solution choisir pour fermer son balcon ?
Tout dépend de l’usage visé. Pour gagner une vraie pièce à vivre protégée du vent et de la pluie, on s’oriente vers du verre : rideau, vitrage coulissant ou véranda légère. Pour s’isoler du voisinage et habiller l’espace sans gros travaux, les solutions déco prennent le relais : claustra, panneau bois, brise-vue tissé ou rideau d’extérieur.
Bonne nouvelle : la plupart de ces options se combinent. Un rideau de verre l’hiver, un voilage l’été, un mur végétal en fond de balcon et l’espace prend une vraie identité sans ressembler à un sas froid. Côté budget, on trouve de tout, du brise-vue à moins de 50 euros au vitrage haut de gamme à plus de 1000 euros le mètre carré.
Les rideaux de verre, l’option discrète et modulable

Le rideau de verre, ce sont des panneaux vitrés sans cadre vertical, qui coulissent puis se replient contre la façade. Résultat : fermé l’hiver, totalement ouvert l’été, comme si rien n’avait été posé.
Visuellement très léger, il préserve la vue et la lumière, deux atouts précieux en appartement. Il protège du vent, de la pluie et amortit nettement les bruits de la rue, sans pour autant transformer le balcon en pièce isolée thermiquement. Comptez de 500 à 1000 euros par mètre carré pose comprise, selon la hauteur et la configuration.
Idéal pour les balcons étroits ou les immeubles contemporains où l’on ne veut pas casser la façade avec des montants visibles.
Les vitrages coulissants pour un vrai gain de pièce
Si l’objectif est de créer un coin bureau, une serre ou un prolongement du salon utilisable une bonne partie de l’année, les vitrages coulissants avec cadre alu font le travail. Plus structurés que le rideau de verre, ils acceptent du double vitrage, donc une meilleure isolation thermique et phonique. À ce stade, on entre dans une transformation proche d’une véranda, avec les mêmes bénéfices côté usage et confort.
On joue avec deux à quatre vantaux qui glissent les uns derrière les autres. La vue reste dégagée, l’ouverture partielle laisse circuler l’air. Côté style, le cadre alu existe en noir mat très tendance, en blanc classique ou en imitation bois pour un esprit chalet.
Petit point d’attention : la rambarde et la dalle doivent supporter le poids. Un balcon supporte en moyenne 350 kg/m², donc on demande un avis technique avant de se lancer.
Les panneaux en bois ou en PVC pour un esprit cocon

Pour fermer un côté du balcon (souvent celui qui donne sur le voisin du dessus ou un vis-à-vis gênant), les panneaux pleins en bois ou PVC apportent intimité immédiate et chaleur visuelle. Le bois (pin traité, cèdre, composite) crée une ambiance scandinave très douce, le PVC imitation bois reste l’option la plus économique et sans entretien.
Quelques idées de mise en œuvre :
- Un seul pan latéral, façon cloison brise-vent
- Une combinaison panneau bois en bas + claustra à lames ajourées en haut
- Des bacs à plantes intégrés au pied du panneau
L’avantage : on peut visser ou clipser sur la rambarde sans gros chantier et démonter le jour où l’on veut tout changer. Comptez 30 à 150 euros le panneau selon la matière et la finition.
Les brise-vues et claustras pour fermer sans s’emmurer
C’est la solution la plus simple à mettre en place et souvent la première à tester. Toile tissée, canisse de bambou, lames ajourées en bois, panneau métal perforé : chaque matière donne une ambiance.
| Matériau | Ambiance | Budget mètre linéaire |
|---|---|---|
| Canisse bambou | Naturelle, esthétique cabane | 10-30 € |
| Toile PVC tissée | Sobre, citadine | 15-40 € |
| Claustra bois à lames | Chic, design | 80-200 € |
| Panneau métal ajouré | Industriel, contemporain | 100-300 € |
Le claustra à lames a un vrai avantage : il filtre les regards tout en laissant passer la lumière et l’air. Parfait pour les balcons exposés plein vent, où une cloison pleine ferait effet de voile.
Le mur végétal, la fermeture vivante

Fermer un balcon ne veut pas forcément dire poser du verre ou du bois. Quelques plantes bien choisies peuvent faire mur à elles seules.
L’idée : installer une structure verticale (treillis, grille, palette détournée, jardinière étagée) et y faire pousser des grimpantes denses. Le lierre, le jasmin étoilé, la vigne vierge ou la passiflore couvrent rapidement. En 2 ou 3 saisons, on obtient une vraie cloison verte qui change d’allure au fil de l’année.
Avantages cumulés : intimité, fraîcheur en été grâce à l’évapotranspiration, dépollution légère et coin charme garanti. On peut combiner avec un brise-vue tissé en fond, le temps que la végétation s’installe.
À éviter sur les balcons très ventés ou plein sud sans arrosage automatique : les grimpantes ont besoin d’un substrat profond et d’un apport d’eau régulier.
Et côté autorisations, on s’y prend comment ?
C’est l’étape qu’on a tendance à zapper et qui peut tout faire capoter. En copropriété, le balcon est juridiquement une partie commune à jouissance privative. Toute fermeture qui modifie l’aspect extérieur de l’immeuble (vitrage, panneau plein, structure visible) doit passer par l’assemblée générale.
Le bon ordre :
- Lire le règlement de copropriété pour vérifier si la fermeture est autorisée ou interdite
- En parler au président du conseil syndical en amont
- Inscrire le projet à l’ordre du jour de la prochaine AG avec un dossier complet (devis, visuel, plan)
- Une fois l’AG favorable, déposer une déclaration préalable de travaux en mairie
Les solutions purement déco et amovibles (canisse, voilage, plantes, brise-vue clipsé sur la rambarde) passent sous les radars administratifs et restent la voie la plus simple si on veut juste tester une ambiance avant gros chantier.







